Le traité de Versailles va placer la frontière polonaise à une 100 de km de la capitale Berlin. Cette situation devint par la suite de plus en plus préoccupante et dès 1934, l’Allemagne lança un programme de fortification le long de la frontière Est (Ostwall). Trois lignes se succèderont du nord au sud : la position de Poméranie, celle de l’Oder-Warthte-Bogen et la Ligne de l’Oder. Le front le plus solide étant celui du centre, l'Oder-Warthe-Bogen, qui verrouillait directement l'accès à la capitale, en s'étendant sur 90 km. Il s'appuyait au nord et au sud sur une succession de lacs et de rivières parallèles au front, aménagés en obstacle. Au centre, sur la ligne de séparation des eaux, la défense était composée d'un vaste complexe souterrain reliant ensemble des « Panzerwerken » avec des tourelles tournantes, des ouvrages d’infanterie dotés de cloches à 6 créneaux, de lance grenades et plus rarement de cloches d’observation. Le tout complété par un réseau d’ obstacles antichar, "dents de dragons" en béton et de zones inondables commandées par des écluses fortifiées.En 1938, Hitler changea de stratégie, il développa un concept offensif en direction de la Pologne. L' O.W.B devint de ce fait caduque, avant même d'être terminé. En 1944 devant la menace soviétique on réarma hâtivement les ouvrages, on coula des postes en béton pour mitrailleuses (tobrouk), mais le front fortifié résista à peine deux jours devant la puissance de l'armée russe.