Des hommes englués dans la boue des boyaux, piétinant les corps méconnaissables des morts de la veille, accrochés aux barbelés, aveuglés par les gaz, brûlés aux lance-flammes, assommés par les obus, déchiquetés par les grenades, hachés par les mitrailleuses, tour à tour perdus dans le brouillard, tannés par le soleil ou mordus par les rigueurs de l’hiver vosgien, c’est Le Drame du Linge , la jeunesse des 18, 19 et 20 ans de 1915, sur son calvaire.